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Le Shipova, aussi appelé Poire de Bollwiller, est un hybride rare issu d'un croisement intergénérique entre un sorbier et un poirier, réuni sous le nom botanique ×Sorbopyrus. Ce n'est donc pas un nashi, malgré ce que l'on lit souvent. Fruit rond de taille moyenne, à la peau orangée, généralement sans pépins, à la chair juteuse et fondante mariant le goût de la poire à des notes d'ananas et de citron. Maturité mi-août. Arbre élégant à grandes fleurs blanches aux étamines rosées. Autofertile. C'est un arbre de collection, lent à se mettre à fruit. Vendu en racines nues.
À Tongre-Saint-Martin, du 15 octobre au 15 avril
Contrôlée par Certisys BE-BIO-01
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On le range souvent parmi les nashis, à tort. Le Shipova est en réalité un hybride intergénérique, un croisement entre deux genres botaniques différents, un sorbier et un poirier, réuni sous le nom de ×Sorbopyrus. Ces croisements sont rarissimes dans la nature, et c'est ce qui le rend fascinant. L'hybride d'origine a été obtenu au 16e siècle à Bollwiller, en Alsace, d'où son autre nom de Poire de Bollwiller ; la sélection 'Shipova' que nous cultivons vient, elle, de Serbie. Une lignée de près de cinq siècles, restée confidentielle et jamais sortie du monde des collectionneurs.
Son fruit rond, de taille moyenne et de belle couleur orangée, cache une chair fondante et juteuse au goût déconcertant : la base est celle d'une poire, mais s'y ajoutent des notes d'ananas et de citron qu'on ne trouve dans aucun autre fruit de nos vergers. Détail appréciable à table, ses fruits sont généralement dépourvus de pépins. C'est une curiosité gustative autant qu'un bon fruit, à déguster frais pour en saisir toute la complexité. Maturité à la mi-août.
L'arbre est élégant, à la croissance harmonieuse et aux branches charpentières bien étagées, et sa floraison est un spectacle : de grandes fleurs blanches aux étamines rosées, plus grandes que celles d'un poirier. Rustique, il s'épanouit sans difficulté sous notre climat. Une précision honnête sur sa production : comme beaucoup d'hybrides intergénériques, le Shipova est lent à se mettre à fruit. Dans notre verger, le sujet que nous suivons ne donne pour l'instant que peu de fruits, là où nos autres nashis produisent bien ; nous continuons à évaluer sa production d'année en année. C'est avant tout un arbre que l'on plante pour sa rareté et pour son goût. Bonne nouvelle côté pollinisation : il est autofertile, un seul sujet suffit donc, sans avoir à lui chercher un partenaire. La plantation d'un poirier européen à proximité améliore toutefois sa production. Il se conduit en scion, basse tige, demi-tige et haute tige.
Cultivé dans nos pépinières familiales du Hainaut, en conversion vers l'agriculture biologique, le Shipova est un arbre de curieux : si vous aimez posséder et faire goûter ce que personne d'autre n'a, c'est celui-là qu'il vous faut. Laissez-lui simplement le temps de s'installer.