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Le Brown Turkey est le figuier de référence pour les climats du nord : le plus rustique et le plus fiable de tous. Figues brun violacé à chair rouge ambré, douces et parfumées. Deux récoltes possibles : une en juillet, à condition que l'hiver ait épargné les jeunes figues, et une en septembre-octobre, que l'on favorise en pinçant les jeunes pousses. Autofertile, aucun pollinisateur nécessaire. Vendu en pot de 3 L.
À Tongre-Saint-Martin, du 15 octobre au 15 avril
Contrôlée par Certisys BE-BIO-01
Donnés avec chaque commande, avec plaisir
On plante beaucoup de figuiers en Belgique, et beaucoup déçoivent : les variétés méridionales n'ont ni la rusticité ni la précocité qu'il faut sous notre climat. Le Brown Turkey est l'exception, et c'est pour cela qu'il est devenu la valeur sûre des jardins du nord de l'Europe. Il supporte nos hivers, redémarre vite au printemps, et mûrit ses fruits assez tôt pour ne pas être pris de court par l'automne.
Ses figues sont de bonne taille, à la peau brun violacé et à la chair rouge ambré, douce, sucrée et parfumée. À déguster fraîches, tièdes de soleil, c'est là qu'elles sont incomparables. Elles se prêtent aussi très bien à la confiture, au séchage, et aux accords salés avec un fromage ou une viande blanche.
Le Brown Turkey peut donner deux récoltes par an, et il vaut vraiment la peine de comprendre comment elles se forment, car on peut agir sur les deux.
La première, en juillet, naît de petites figues apparues à la fin de l'été précédent, qui passent l'hiver accrochées sur le bois de l'an dernier. C'est là son point faible : ces jeunes figues sont sensibles au gel, et un hiver rigoureux les détruit, ce qui fait tout simplement sauter la récolte de juillet. D'où l'importance d'un emplacement abrité, contre un mur qui restitue la chaleur de la journée.
La seconde, en septembre-octobre, se forme sur les pousses de l'année. Sous notre climat, tout l'enjeu est qu'elle ait le temps de mûrir avant que la saison ne tourne. Voici le geste que nous conseillons, et le bon moment pour le faire : vers la fin du mois de juin, pincez l'extrémité des jeunes pousses de l'année. En arrêtant la croissance de la tige, vous l'obligez à se mettre à fruit plus tôt, et vous augmentez nettement les chances que les figues soient mûres à temps. C'est deux minutes de travail, et ça peut faire toute la différence entre une récolte d'automne et des figues qui restent vertes.
Aucune complication de ce côté : le figuier est autofertile, un seul plant suffit, et il n'a besoin d'aucun pollinisateur. Deux conseils font toute la différence sous notre climat. D'abord l'exposition : plein soleil, contre un mur sud qui restitue la chaleur la nuit, à l'abri des vents froids. Ensuite, et c'est le secret le moins connu, le figuier fructifie mieux quand ses racines sont contenues : ne le plantez pas dans une terre riche et profonde où il fera du bois et peu de figues. Un sol pauvre, caillouteux, un espace limité par un muret, ou une culture prolongée en grand bac, et il se met à fruit.
La taille, enfin, et contrairement à ce qu'on entend souvent : le figuier la supporte très bien. Un figuier qu'on ne taille pas s'élargit énormément et finit par ne porter de fruits qu'au bout de ses branches, de plus en plus loin. Raccourcissez-le donc un peu chaque année, en fin d'hiver, et surtout travaillez par rotation : rabattez quelques branches à tour de rôle, pas toutes la même année. C'est la clé, car une partie des figues se forme sur le bois de l'année précédente : en tournant sur les branches, vous gardez toujours du bois d'un an quelque part dans l'arbre, donc toujours de la fructification, tout en le maintenant à une taille raisonnable. Vendu en pot de 3 L, prêt à planter.
Cultivé dans nos pépinières familiales du Hainaut, en conversion vers l'agriculture biologique, le Brown Turkey est le seul figuier que nous conseillons sans réserve en Hainaut. Un mur sud, des racines à l'étroit, et vous mangerez vos figues.