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Le Weima est un pied mâle pollinisateur, indispensable pour que vos kiwaïs femelles produisent des fruits. Il ne donne pas de fruits lui-même, c'est son rôle. Un seul mâle suffit à polliniser 5 à 8 pieds femelles. Très rustique jusqu'à -25 °C, belle floraison blanc verdâtre parfumée. Vendu en pot.
À Tongre-Saint-Martin, du 15 octobre au 15 avril
Contrôlée par Certisys BE-BIO-01
Donnés avec chaque commande, avec plaisir
Disons-le tout de suite pour éviter toute déception : le Weima ne produira jamais de fruits. Ce n'est pas un défaut, c'est sa fonction. Les kiwaïs sont des plantes dioïques, c'est-à-dire qu'il existe des pieds mâles et des pieds femelles, et seuls les pieds femelles portent des fruits, à condition d'avoir été fécondés. Sans un mâle à proximité, vos Ananasnaya, Geneva, Jumbo ou Ken's Red fleuriront chaque printemps et ne donneront rien.
Le Weima est donc l'associé indispensable de vos kiwaïs femelles, et un seul suffit pour cinq à huit pieds femelles. Il n'est pas pour autant sans intérêt décoratif : c'est une liane vigoureuse au beau feuillage, et sa floraison blanc verdâtre, délicieusement parfumée, est même plus abondante que celle des femelles. Palissé sur une pergola ou une tonnelle, il fait un excellent couvre-structure.
Il partage la rusticité exceptionnelle de la famille, jusqu'à des froids de l'ordre de -25 °C. Faites-le grimper sur une pergola, un grillage ou un mur, il s'accrochera grâce à ses vrilles et à ses tiges volubiles. Le plein soleil n'est pas obligatoire : cette liane de lisière de forêt se plaît très bien à mi-ombre, pourvu qu'elle reçoive six à huit heures de lumière par jour. C'est une bonne nouvelle pour un pied mâle, qu'on n'a pas forcément envie de placer au meilleur endroit du jardin. Plantez-le simplement à proximité raisonnable de vos femelles, les insectes se chargent du transport du pollen.
La rusticité de -25 °C du kiwaï vaut tant que les bourgeons ne sont pas partis : dans cet état, la liane encaisse tout. Le risque commence au débourrement : une fois les feuilles sorties, une gelée tardive, même à -1 °C, brûle tout ce qui a démarré. Sur un jeune plant qui n'a encore qu'une seule tige et dont tous les bourgeons sont partis en même temps, il ne reste alors plus rien pour repartir et le plant peut en mourir. Cela vaut d'autant plus la peine d'y penser ici que perdre son pied mâle, c'est perdre la récolte de toutes ses femelles. Deux façons de l'éviter, au choix : plantez-le en hiver, puis couvrez-le d'un voile d'hivernage dès l'apparition des premières pousses ; ou gardez-le hors gel, dans une véranda ou près d'une fenêtre, et plantez-le en mai, une fois les gelées tardives passées. Dès l'année suivante, le problème est derrière vous : la liane est installée, quelques pousses peuvent geler, mais il reste toujours des bourgeons dormants qui repartent et elle ne risque plus rien.
Cultivé dans nos pépinières familiales du Hainaut, en conversion vers l'agriculture biologique, le Weima est le plant qu'on oublie d'acheter et qu'on regrette trois ans plus tard. Si vous plantez un kiwaï femelle, prenez-le en même temps : sans lui, vous n'aurez pas de fruits.