Sous-catégories

  • Abricotier

    Un abricotier chez nous, c'est possible

    L'abricotier réussit en Belgique à une condition : lui donner le meilleur emplacement du jardin. Plein soleil, à l'abri des vents froids, dans un sol qui ne retient pas l'eau en hiver.

    Le vrai sujet, c'est la floraison

    L'abricotier fleurit tôt, parfois dès février. Ce n'est pas le froid de l'hiver qui menace la récolte, mais une gelée sur les fleurs ouvertes. Un mur exposé au sud, un fond de jardin abrité ou la proximité d'un bâtiment font souvent la différence entre une récolte et une année blanche.

    Un seul arbre suffit

    Nos abricotiers sont autofertiles : vous n'avez pas besoin d'en planter deux. La présence d'insectes butineurs améliore simplement la nouaison.

  • Amandier

    Récolter ses propres amandes en Belgique

    Longtemps réservé au sud, l'amandier se cultive de mieux en mieux chez nous, à condition de choisir une variété à floraison tardive. C'est tout l'enjeu : un amandier qui fleurit trop tôt perd sa récolte à la première gelée de printemps.

    Où le planter

    Plein soleil, sol léger et bien drainé, emplacement chaud et abrité. L'amandier déteste avoir les pieds dans l'eau en hiver, bien plus qu'il ne craint le froid.

    La récolte s'étale de la mi-août à la fin septembre, et la floraison de printemps est un spectacle en soi.

  • Asiminier

    Le fruit tropical qui pousse en Hainaut

    L'asiminier, ou paw paw, vient du sud-est des États-Unis. Sous une peau verte qui s'attendrit à maturité se cache une chair jaune et onctueuse, au parfum de mangue et de banane, avec des notes de vanille. On le mange à la petite cuillère, en septembre, quand le fruit cède sous le doigt.

    Rustique, malgré les apparences

    Son grand feuillage évoque les tropiques, mais l'asiminier passe très bien nos hivers une fois installé. C'est un petit arbre de croissance lente, au port pyramidal, qui prend de belles teintes dorées à l'automne.

    Prévoyez deux sujets

    L'asiminier fructifie beaucoup mieux avec un second arbre à proximité. La patience est de mise : les premières récoltes se font attendre, mais elles valent le détour.

  • Cerisier

    Choisir son cerisier

    Deux questions se posent avant tout : quelle taille d'arbre, et faut-il un second cerisier.

    La taille se choisit au porte-greffe

    Nos cerisiers sont proposés en basse tige sur Gisela 5, un porte-greffe qui reste maîtrisable et permet de cueillir sans échelle ; en demi-tige sur Colt ; et en haute tige sur merisier Limburger, pour les grands arbres de prairie qu'on laisse pousser librement.

    Autofertile ou non

    La plupart des cerisiers ont besoin d'une seconde variété qui fleurit en même temps pour donner des fruits. Quelques-unes font exception et sont pleinement autofertiles : elles conviennent aux petits jardins où il n'y a de place que pour un arbre. Chaque fiche produit l'indique clairement.

    Les griottes, plus acidulées, sont destinées à la cuisine et aux conserves. Elles se passent de pollinisateur.

  • Châtaignier

    Un arbre de longue vie

    Le châtaignier n'est pas un arbre de petit jardin. Il lui faut de la place, un sol plutôt acide et léger, et du temps. En échange, il traverse les générations et produit des châtaignes pendant des décennies.

    Plantez-les proches l'un de l'autre

    C'est le point que l'on nous demande le plus souvent. Le châtaignier est pollinisé par les insectes bien davantage que par le vent : son pollen est collant et ne voyage pas. Deux arbres distants d'une trentaine de mètres ne se polliniseront pas correctement. Comptez plutôt une dizaine de mètres.

    Deux variétés différentes

    Il faut deux variétés distinctes, et toutes ne sont pas de bonnes pollinisatrices : certaines produisent un pollen peu fertile malgré les apparences. Les fiches produit précisent quelles associations fonctionnent.

  • Cognassier

    Le coing, un fruit de fin de saison

    Le cognassier est l'un des arbres les plus faciles du verger. Autofertile, peu exigeant, il demande surtout un emplacement bien ensoleillé. C'est le seul vrai conseil que nous donnons à son sujet : un cognassier planté à l'ombre fleurit abondamment et ne fructifie pas.

    Un fruit qui ne se mange pas cru

    Le coing se récolte en octobre, quand il passe du vert au jaune et embaume toute une pièce. Il se transforme en gelée, en pâte de fruits, en compote, et accompagne remarquablement les viandes. Quelques coings glissés dans une compote de pommes en changent complètement le parfum.

    Sa floraison de printemps, rose et large, en fait aussi un bel arbre d'ornement.

  • Figuier

    Des figues sous notre climat

    Le figuier se plaît le long d'un mur exposé au sud, où la chaleur emmagasinée pendant la journée le protège la nuit. Il aime les sols drainés et redoute surtout l'humidité stagnante en hiver.

    Comprendre les deux récoltes

    Le figuier peut donner deux fois. Les figues d'hiver se forment sur le bois de l'année précédente et mûrissent en début d'été : ce sont les premières, mais elles sont sensibles au gel et une saison rude peut les emporter. Les figues d'automne apparaissent sur les pousses de l'année et mûrissent en fin de saison. Pincer l'extrémité des jeunes pousses vers la fin juin avance cette seconde récolte.

    Une taille en rotation

    Plutôt que de tailler peu, mieux vaut renouveler les branches par rotation, une partie chaque année. On garde ainsi du bois jeune sans sacrifier les figues d'hiver.

  • Kaki – Plaqueminier

    L'arbre aux fruits d'or

    Le kaki est de ces arbres qu'on remarque en novembre : les feuilles tombées, il garde ses fruits orange accrochés aux branches nues. C'est un spectacle, et une récolte tardive quand le reste du verger est terminé.

    Astringent ou non, c'est la question à se poser

    Certaines variétés doivent être consommées blettes, quand la chair devient une confiture : croquées fermes, elles laissent une astringence désagréable en bouche. D'autres se mangent fermes et croquantes, comme une pomme, dès la récolte. Les deux existent chez nous, et les fiches produit le précisent : c'est le premier critère de choix.

    Où le planter

    Soleil, sol drainé, et un emplacement abrité des vents froids. Une fois installé, le kaki est bien plus rustique qu'on ne l'imagine.

  • Mûrier arbre – Morus

    Ne pas confondre avec la ronce

    Le mûrier dont il est question ici est un arbre, du genre Morus, à ne pas confondre avec la mûre des haies qui pousse sur une ronce. Ses fruits ressemblent à de grosses mûres allongées, très sucrées, et se cueillent en plein été.

    Un arbre facile, mais salissant

    Le mûrier est autofertile, rustique et peu exigeant. Un seul sujet suffit. Réservez-lui en revanche une place où la chute des fruits mûrs ne posera pas de problème : pas au-dessus d'une terrasse claire ni d'un passage, car les mûres tachent durablement.

    Les fruits ne se conservent pas et ne voyagent pas : c'est précisément pour cela qu'on ne les trouve pas dans le commerce, et qu'il faut un arbre chez soi pour les connaître.

  • Nashi – Poirier...

    La poire qui croque

    Le nashi surprend à la première bouchée : la forme d'une pomme, le parfum d'une poire, et une chair extrêmement juteuse et croquante qui ne s'attendrit jamais. On le récolte à maturité sur l'arbre et on le croque tel quel.

    Prévoyez deux variétés

    Les nashis fructifient nettement mieux à deux variétés qui fleurissent en même temps. Dans un petit jardin, deux formes basses côte à côte, ou un nashi et un poirier compatible, règlent la question.

    Culture

    Il se conduit comme un poirier, en sol frais et profond, au soleil. Sa floraison est précoce et craint les gelées tardives : un emplacement abrité est un vrai plus.

    Cette catégorie accueille aussi le Sorbopyrus Shipova, un hybride rare entre le sorbier et le poirier, lent à se mettre à fruit mais remarquable.

  • Néflier

    Un fruit oublié qui mérite mieux

    La nèfle a longtemps été un fruit d'hiver courant avant de disparaître des vergers. On la cueille tard, en novembre, et on la laisse blettir quelques semaines avant de la consommer : sa chair devient alors une compote naturelle, acidulée, au goût de pomme cuite et de cannelle.

    Un arbre facile

    Le néflier est autofertile, rustique, sans exigence particulière de sol. Un seul arbre suffit. Il forme un petit sujet tortueux, très décoratif, avec de larges fleurs blanches au printemps et un beau feuillage d'automne.

    C'est le genre d'arbre qu'on plante autant pour la curiosité que pour la récolte, et qui finit par devenir celui dont on parle le plus aux visiteurs.

  • Noisetier

    Deux variétés, toujours

    C'est la règle du noisetier : un sujet seul produit peu ou pas. Les fleurs mâles et femelles sont portées séparément et la fécondation se fait par le vent, ce qui suppose une seconde variété plantée à proximité. Deux noisetiers différents à quelques mètres l'un de l'autre suffisent.

    La cépée est la forme normale

    Le noisetier n'est pas un arbre à tronc unique. Il pousse naturellement en touffe, en cépée, et c'est ainsi qu'il faut le conduire. Ne supprimez pas les rejets du pied : renouvelez plutôt la cépée en supprimant chaque hiver les plus vieilles tiges, pour laisser la place aux jeunes.

    Il s'accommode de presque tous les sols, tolère la mi-ombre, et fait aussi une excellente haie fruitière.

  • Noyer

    Un arbre qu'on plante pour longtemps

    Le noyer devient grand, et il faut le savoir avant de choisir son emplacement. Comptez large, loin des bâtiments et des lignes, dans un sol profond qui ne s'engorge pas. Ce n'est pas un arbre de petit jardin.

    Greffé ou de semis

    Un noyer greffé reproduit fidèlement une variété connue et entre en production plus tôt. Un noyer de semis demande davantage de patience et donne un arbre unique, souvent plus vigoureux et de très longue vie. Les deux ont leur place, selon que vous plantez pour vous ou pour la génération suivante.

    Bon à savoir

    Le noyer limite le développement de nombreuses plantes sous son houppier. Ne prévoyez pas de potager à son pied.

  • Pêcher – Nectarine –...

    Trois fruits, un même arbre

    La différence tient à la peau et au noyau : la pêche a la peau duveteuse, la nectarine et le brugnon l'ont lisse. Chez la nectarine le noyau se détache, chez le brugnon il adhère à la chair. Côté culture, tous se conduisent de la même manière.

    Un seul arbre suffit

    Ces variétés sont autofertiles, vous n'avez pas besoin d'en planter deux.

    Le vrai sujet, c'est la cloque

    La cloque du pêcher se déclare au printemps, par temps humide, et déforme le feuillage. Le meilleur remède est préventif : plantez sous un avant-toit, contre un mur abrité, partout où la pluie de mars et avril n'atteint pas directement les jeunes feuilles. Une conduite en palmette contre une façade est idéale. Je vous conseille également un traitement préventif et naturel à base d'une macération huileuse à l'ail qui est très efficace si pulvérisée à temps!

  • Poirier

    Prévoyez toujours deux poiriers

    C'est le point le plus important, et celui qu'on nous demande le plus. Aucune poire n'est complètement autofertile. Certaines sont partiellement autofertiles et donneront quelques fruits seules, mais toutes produisent nettement mieux avec une seconde variété qui fleurit en même temps.

    Des variétés de chez nous

    Notre gamme fait une large place aux poires anciennes de nos régions, dont plusieurs sont labellisées Certifruit : des variétés sélectionnées pour leur adaptation à notre climat et pour leur intérêt patrimonial.

    Une question de porte-greffe

    Le cognassier donne des arbres de taille modérée, adaptés à tous les jardins. Certaines variétés s'y accordent mal et reçoivent alors une greffe intermédiaire, qui rétablit la compatibilité. Les fiches produit le mentionnent quand c'est le cas.

  • Poivrier

    Le poivre qui pousse en Belgique

    Le poivrier du Sichuan n'a rien à voir avec le poivre noir des tropiques. C'est un arbuste rustique, épineux, dont on récolte à l'automne de petites baies rouges qui s'ouvrent en séchant. On n'utilise que l'enveloppe, à la saveur citronnée et légèrement anesthésiante, cette sensation de picotement caractéristique de la cuisine du Sichuan.

    Culture

    Il demande le soleil et un sol drainé, et supporte bien nos hivers une fois installé. Sa croissance est modérée, il reste de taille très raisonnable au jardin.

    C'est le genre de plante qui fait parler à table : on cultive rarement son propre poivre.

  • Pommier

    Le cœur du verger

    Le pommier reste l'arbre le plus planté, et c'est logique : il s'accommode de nos sols et de notre climat, se conduit sous toutes les formes, et il existe une variété pour chaque usage. Pommes de table, pommes à cuire, pommes de longue garde qui se bonifient jusqu'au printemps.

    Un pollinisateur améliore toujours la récolte

    Certains pommiers sont partiellement autofertiles : un arbre isolé donnera des fruits, mais une seconde variété fleurissant en même temps augmente nettement la récolte. Attention aux variétés triploïdes, magnifiques mais mauvaises pollinisatrices : elles ne peuvent pas jouer ce rôle pour leurs voisines. Les fiches produit le signalent.

    Notre gamme

    Une large place est faite aux variétés anciennes de Wallonie, dont plusieurs sont labellisées Certifruit, aux côtés de variétés plus récentes, tout aussi intéressantes de par leurs qualités gustatives, leur tolérance aux maladies ou leur adaptation aux conditions actuelles.

  • Prunier

    Reines-claudes, mirabelles et quetsches

    Le prunier est l'arbre généreux du verger : il entre en production jeune, demande peu et donne beaucoup. Notre gamme couvre les quatre grandes familles, des reines-claudes fondantes et sucrées aux mirabelles parfumées, en passant par les quetsches à cuire et les prunes de table à croquer.

    Souvent, un seul arbre suffit

    Beaucoup de nos pruniers sont autofertiles et fructifient seuls, ce qui en fait de bons candidats pour les petits jardins. Les autres demandent une seconde variété fleurissant au même moment. Chaque fiche produit l'indique.

    Culture

    Sol ordinaire, exposition ensoleillée, peu de taille. Le prunier n'aime pas être taillé sévèrement : intervenez en été plutôt qu'en hiver, sur du bois de petit diamètre.

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